Aruba, aka. « One Happy Island »

C’est l’hiver, nous sommes fatigués du froid et de la grisaille parisienne… Plutôt que d’aller au ski, cette année nous allons à la rencontre du soleil, de la chaleur et des mers turquoises des Caraïbes: destination Aruba! Ce sera court (1 semaine) mais indéniablement dépaysant… Point de voyage itinérant puisque l’île est assez petite, nous posons nos valises dans un mignon petit hotel, le Wonders Boutique Hotel (voir nos bonnes adresses en bas de l’article). Il se situe dans un quartier résidentiel de la capitale Oranjestad, sans grand charme et à proximité de l’université, mais dès que nous poussons le portail, nous nous retrouvons dans un délicieux havre de paix, avec un jardin verdoyant entourant une jolie petite piscine. Gaston, notre hôte, nous accueille de façon très chaleureuse et nous conduit à notre chambre, un grand espace avec vestibule, dressing et grande salle de bain, décoré dans un mélange harmonieux de meubles coloniaux et d’art créole, tout comme le reste de la maison…

Plutôt qu’un journal de bord relatant nos activités jour après jour, nous avons choisi de vous faire partager les principaux lieux que nous avons découverts (finalement l’île n’est pas bien grande et en une semaine nos pas nous ramènent plusieurs fois au même endroit)…

Oranjestad, la capitale

Dès le premier jour, nous partons à la rencontre de la capitale, à pieds depuis l’hôtel. Il n’y a que 10-15 minutes à marcher et nous traversons des quartiers typiques des Antilles, avec des maisons basses aux toitures de tôles, de plein pied, et colorées, en plus ou moins bon état. Nous atteignons le centre ville qui, au premier abord semble plutôt mignon avec son architecture ancienne rappelant les façades des maisons néerlandaises (il faut se rappeler qu’Aruba fait partie des anciennes colonies bataves).

Quelques jolies maisons colorées affichent un style local…

Puis à mesure que nous approchons du port, nous déchantons rapidement… Apparaissent bientôt des Malls à l’américaine avec une déco digne de Disney et une bonne dose de mauvais goût, étalant boutiques détaxées sur boutiques détaxées (principalement des bijouteries et des grandes marques de luxe: Louis Vuitton, Cartier, Ralph Lauren, Burberry, Gucci pour n’en citer que quelques unes) et faisant les yeux doux aux croisiéristes fraîchement débarqués des monstres flottants, hauts comme des immeubles de 15 étages. Trois sont d’ailleurs actuellement à quai…

Désolé, ami lecteur, mais nous avons fui cet endroit avec une telle rapidité que nous n’avons pas de photos à proposer, à part celles des iguanes se prélassant aux abords de la marina…

Eagle Beach

Indéniablement notre lieu préféré au point d’y revenir presque chaque jour, et accessoirement la plus belle plage de l’île : une immense étendue de sable blanc, très fin, quelques arbres en bordure proposant un peu d’ombre aux moments les plus chauds de la journée, une eau turquoise comme on en a rarement vue… Quelques enclos placés par les autorités sur le sable pour protéger les sites de ponte des tortues marines : 4 espèces de tortues viennent pondre sur cette plage de mars à septembre et visiblement elles sont déjà arrivées puisque chaque matin un nouvel enclos est installé. Les installations de transats n’y sont pas aussi présents que sur Palm Beach et cela lui conserve un caractère quelque peu sauvage (on gare directement la voiture sous les arbres le long de la route plutôt que sur des parkings de bitume). On est loin de se retrouver les uns sur les autres.

On ne saurait dire si le ciel est trop bleu ou le sable trop blanc…

C’est ici que nous tentons la première selfie sous-marine… un ami sur facebook l’a qualifiée de « selFISH »: plutôt bien trouvé, non?

Au bout de la plage, un petit arbre emblématique d’Aruba se dresse fièrement sur la plage: ils l’appellent le Divi Tree. C’est en réalité l’arbre national de l’île de Curaçao, voisine d’Aruba, mais les gens d’ici lui portent une tendresse toute particulière. Malgré tout, il en reste quelques uns sur les plages de l’île dont l’âge se lit sur les contorsions du tronc, déformé par la constance des alizés…

img_3939-2

Nous aimons passer du temps sous les palmiers, à lire, écouter de la musique, juste faire une sieste…

… ou simplement à regarder les pélicans se nourrir à proximité du rivage.

Au sud de Eagle Beach, se trouvent quelques hôtels dits « low rise » en raison de leur faible emprise verticale , par opposition aux hôtels « high rise » de Palm Beach, dont certains bâtiments ont plus de 10 étages. Là, la plage des particulièrement protégée, les eaux sont calmes : nous avons rarement des eaux aussi turquoises lors de nos voyages…

Palm Beach

Notre visite de Palm Beach aura été courte. C’est la zone des grands hôtels en bordure de plage avec son lot de transats, tours operators proposant des balades-snorkeling en catamaran le long de la côte, bars de plage avec musique tonitruante, etc. Bref, pas trop dans nos goûts. Néanmoins, nous y sommes allés avec Pascal et Charles, deux new-yorkais en week-end prolongé rencontrés sur la plage, pour prendre une caipirinha en admirant le coucher de soleil au Bungaloe, un des bars installé sur un ponton… Bons cocktails, vue magnifique, nous avons passé un très bon moment!

Baby Beach

Tout au sud de l’île, se trouve une petite anse paisible, lieu idéal pour le farniente et le snorkeling. Ici, pas de développement touristique à outrance: juste quelques palapas aux toits de palme (totalement gratuits, fonctionnant sous le régime du « premier arrivé, premier servi », comme à Eagle Beach), et un petit restaurant de plage assez discret. L’accès depuis Oranjestad se fait par la route qui descend au sud, une route poussiéreuse et sans grand intérêt, passant de bourgade en bourgade et longeant quelques sites industriels (dont la brasserie Balashi qui fabrique la bière locale). Il ne faut pas se laisser décourager par les abords peu engageants: nous passons d’abord à côté d’une raffinerie pétrolière visiblement à l’abandon (ou fort vétuste!) puis nous longeons la prison de l’île, pour atteindre des collines arides, paysage de lande faite de buissons épineux totalement secs d’où émergent des cactus géants… Mais au détour d’un virage, nous surplombons cette magnifique baie aux eaux turquoises, calmes et peu profondes, protégées par une barrière de rochers sous-marins des courants forts de la haute mer… Voici une photo trouvée sur internet:

Nous nous installons sous un Divi Tree qui semblait nous attendre, un peu à l’écart des familles qui investissent les palapas publiques…

Nous passons un journée entre l’ombre de notre parasol naturel et les eaux chaudes et crystallines de la baie, à la rencontre de la faune sous-marine.

poisson sergent
Banc de poissons chirurgiens (bleus et noirs)
Poissons papillons ocellés
Banc de poissons chirurgiens bleus
Poisson chirurgien noir
Poisson Beau Grégoire
Sarde grise, Gorettes jaunes et Gorettes or-argent
Gorette jaune
Poisson Agouti

Nous rencontrons même un gros poisson-perroquet feu au ventre orange, plutôt timide mais dès qu’il est occupé à décortiquer la paroi rocheuse pour son déjeuner, il ne fait plus attention à nous…

poisson perroquet feu

En bordure de l’eau, quelques restes d’un arbre mort depuis longtemps et qui forme une belle sculpture naturelle.

img_9313

Cela a même suscité la fibre artistique des cosmonautes qui se lancent dans la photo artistique!

Natural Pool

Mercredi matin, nous décidons d’aller voir une des curiosités de l’île, la Natural Pool. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une piscine naturelle formée par des rochers et comme elle se situe sur la côte « au vent » (à l’est), elle est régulièrement aspergée par les fortes vagues qui s’écrasent sur les rochers. Ce site se trouve au milieu du Parc National Arikok et est assez difficile d’accès si on n’est pas correctement équipé. Nous suivons les indications de Gaston, le patron de l’hôtel. Celui-ci nous conseille d’aller en voiture jusqu’à Daimari Beach (la route, même si elle se termine par un chemin de terre, reste praticable avec n’importe quel véhicule) et de longer la côte à pieds pendant 30 minutes, plutôt que d’aller à l’entrée du parc et de payer fort cher un Ranger pour nous y conduire avec un gros véhicule tout terrain…

Arrivés à Daimari Beach, nous découvrons un paysage totalement différent de ce qu’on avait vu auparavant. La balade est magnifique, nous traversons d’abord une végétation essentiellement faite de cactus géants…

Puis nous longeons une côte rocheuse balayée par les fortes vagues…

Parfois le paysage est quasi-lunaire…

Nous passons par des plages totalement sauvages…

Il semblerait que certains aient essayé de s’y aventurer en voiture mais cela ne semble pas s’être très bien passé…

Nous atteignons la fameuse piscine naturelle, il fait chaud, très chaud et un bon bain nous fera beaucoup de bien… Quelques personnes sont déjà présentes mais ce n’est pas encore l’affluence des Tours Operators (à éviter à partir de 14h, le lieu ressemble alors plutôt à un jacuzzi).

Les vagues, qui se fracassent sur les rochers auxquels est adossée la piscine et ainsi éclaboussent ce site pourtant protégé font un effet saisissant… L’occasion de marquer l’événement avec quelques photos prises directement dans l’eau!

Après une demi-heure à barboter, nous ressortons de l’eau, le temps de se sécher et nous voyons déjà arriver au loin les gros trucks 4×4 amenant des groupes… L’heure pour nous de quitter le lieu et de refaire la balade le long de la côte en sens inverse. Le lieu est impressionnant mais la promenade sur la côte pour y accéder l’est probablement encore plus! En tout cas, nous ne regrettons pas…

Zeerovers

Sur le chemin du retour de la piscine naturelle, nous décidons de faire une pause déjeuner à Zeerovers, une grosse cabane de pêcheur servant du poisson frais (vivaneau) et des grosses crevettes, avec des bananes plantain, le tout cuit à la demande. On y déjeune en toute simplicité avec les doigts, sur des tables en bois placées au bout d’un ponton… Un côté roots qui nous plait!

Le cadre est magnifique avec en face, une cabane de pêcheur sur un minuscule îlot rocheux…

En contrebas, dans l’eau, les poissons attendent qu’on leur jette les restes : nos visiteurs du jour sont un poisson-flûte d’un bon mètre de long, un grand porc-épic et une myriade de poissons-lime gribouillé

Les mouettes ne sont pas en reste et essayeront de leur chiper le déjeuner, c’est à qui sera le plus rapide…

Flamingo Beach

C’est un peu la déception du voyage. Nous avions prévu de passer la journée à Flamingo Beach, sur l’île privée de Renaissance Island. La visite de cette île est payante pour les non-résidents de l’hôtel éponyme : bon, certes c’est un peu cher ($99 par personne pour la journée) mais cela comprends la traversée en bateau-taxi, un lunch, un cocktail sur la plage et diverses activités comme du snorkeling ou du kayak… Il paraît que le coucher de soleil de là a quelque chose de magique! Et puis l’idée de passer la journée sur une plage avec des flamants roses qui batifolent à quelques mètres nous plait plutôt : le petit truc exceptionnel que tout le monde nous enviera à Paris…

Nous avons attendu que la météo s’améliore un peu pour pouvoir en profiter pleinement : les nuages sont arrivés mercredi soir, il a plu toute la nuit et ils ne se sont dissipés que le jeudi en milieu de journée. C’est donc vendredi que nous nous rendons à la réception du Renaissance Resort pour acheter notre day pass. La réceptionniste prend son plus beau sourire pour nous dire qu’elle est très sincèrement désolée mais que les gros paquebots de croisière, qui vont faire escale dans la journée, ont réservé toute l’île et qu’il n’est pas possible d’y accéder à moins d’être résident de l’hôtel… Elle nous propose de revenir le lendemain mais malheureusement nous reprendrons l’avion pour New York puis Paris.

Nous repartons l’âme en peine : nous espérions que ce serait un peu le clou du voyage… Pour se consoler, nous nous disons que nous avons économisé $99 chacun et que si ça se trouve ce n’était pas si bien que cela…

Voici deux « grossiers » photomontages pour montrer avec quoi nous aurions pu faire baver de jalousie les amis…

Notre selection de bonnes adresses

À Aruba, les noms de rues sont assez déroutants… quand on en trouve! Hors de la capitale Oranjestad, il n’y en a guère. Pour cette raison, nous ne donnons pas d’adresse précise mais juste quelques indications et une simple recherche sur internet ne posera aucune difficulté pour avoir plus de précisions…

Wonders Boutique Hotel, juste derrière la Xavier University à Oranjestad (www.wondersaruba.com): accueil charmant par Gaston, belle propriété avec un jardin dans lequel des transats et coussins sont harmonieusement disséminés sous l’ombrage des palmiers et autres arbres. Ne dispose que de 10 chambres, toutes différentes. Très bon petits déjeuners servis par la pétillante Bridget. De bons conseils pour éviter les pièges à touristes sur l’île.

Zeerovers, cabane de pêcheur le long de la mer à Savaneta: pittoresque restaurant de poisson qu’on recommande vivement plutôt pour le déjeuner, afin de profiter de l’ambiance de jour (voir plus haut).

Madame Janette, restaurant à hauteur de Eagle Beach mais à quelques km à l’intérieur des terres: on a adoré y dîner sous la tonnelle, jolie carte mais un peu cher (comme beaucoup de restaurants de qualité à Aruba). Très vite plein, malgré le nombre important de tables, surtout vers 19:30-20:00, même en semaine. Pensez à réserver!

Papiamento, restaurant à hauteur de Palm Beach mais à quelques km à l’intérieur des terres: très beau jardin, on y mange un mélange de cuisine locale et internationale sous de grands arbres, avec les tables disposées autour d’un bassin. La décoration des tables est un peu kitch mais on y mange divinement bien, et le service est attentionné (le petit plus: au cours de la soirée, la patronne des lieux, une charmante vieille dame pleine de classe, originaire des Pays Bas fait la tournée des tables pour s’assurer que tout va bien et distribuer un petit mot gentil). Comme Madame Janette, ce lieu très couru y compris par des locaux, donc se remplit vite.

Publicités

Une réflexion sur “Aruba, aka. « One Happy Island »

  1. coucou
    super blog j’ai adoré 😍😍
    De belles photos, de bons commentaires sans tomber dans le superflu. …on a voyagé….
    j’ai découvert 2 grands amoureux de la nature
    Bravo les cosmonautes
    A bientôt dans de nouvelles aventures. …..

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s